Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      

Corée du Sud: l'ex-président Yoon condamné à la prison à vie pour la loi martiale de 2024

| AFP | 284 | Aucun vote sur cette news
Cette capture d'écran tirée d'une vidéo distribuée par le tribunal central de Séoul et diffusée par l'agence Yonhap montre l'ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol (2e rangée, à gauche) assistant à un procès pour insurrection au tribunal central de Séoul, le 19 février 2026
Cette capture d'écran tirée d'une vidéo distribuée par le tribunal central de Séoul et diffusée par l'agence Yonhap montre l'ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol (2e rangée, à gauche) assistant à un procès pour insurrection au tribunal central de Séoul, le 19 février 2026 ( Handout / YONHAP/AFP )

Le chapitre de la loi martiale enfin refermé ? L'ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol a été condamné jeudi à la prison à vie pour son coup de force de fin 2024, aussi soudain que raté.

Jugé coupable d'avoir mené une insurrection en suspendant le régime civil dans la nuit du 3 au 4 décembre 2024, l'ancien dirigeant conservateur a échappé à la peine de mort, que le parquet avait requise même si aucune exécution n'a eu lieu dans le pays depuis 1997.

"Concernant l'accusé Yoon Suk Yeol, le crime de direction d'une insurrection est établi", a déclaré en lisant son verdict le juge principal Ji Gwi-yeon, du tribunal du district central de Séoul.

"La Cour estime que l'intention était de paralyser l'Assemblée pendant une période considérable", a poursuivi le magistrat. Selon lui, "la proclamation de la loi martiale a entraîné des coûts sociaux énormes, et il est difficile de trouver des indices montrant que l'accusé a exprimé des remords à ce sujet".

Invoquant la menace de "forces hostiles à l'Etat", Yoon annonçait ce soir-là cette mesure choc par surprise à la télévision, envoyant l'armée au Parlement pour le réduire au silence. Mais son coup de force n'aura finalement duré que six heures.

Car dans la nuit noire, certains en escaladant les grilles d'enceinte, les députés étaient parvenus à se faufiler dans l'hémicycle en nombre suffisant pour contrecarrer ses plans.

Sa tentative a néanmoins ravivé le souvenir douloureux des dictatures au sein d'une société qui s'était habituée à la stabilité démocratique, a secoué les marchés, sidéré à l'étranger et provoqué une profonde crise politique intérieure.

Une partisante de l’ancien président sud-coréen destitué Yoon Suk Yeol devant le tribunal du district central de Séoul, à Séoul, le 19 février 2026
Une partisante de l’ancien président sud-coréen destitué Yoon Suk Yeol devant le tribunal du district central de Séoul, à Séoul, le 19 février 2026 ( Jung Yeon-je / AFP )

Le pays aura vu successivement la suspension de Yoon par l'Assemblée nationale, son arrestation -- au deuxième essai des autorités --, sa destitution en avril, puis la victoire de son rival Lee Jae Myung à la présidentielle anticipée de juin.

Les Sud-Coréens, qui se sont mobilisés massivement contre et pour Yoon Suk Yeol pendant des mois après cette nuit-là, ont pu suivre la lecture du jugement à la télévision.

Des déçus des deux côtés

Des milliers de ses partisans s'étaient rassemblés devant le tribunal, appelant à abandonner les poursuites. Certains ont fondu en larmes à l'annonce du verdict, d'autres réagi avec colère, selon des images de l'AFP.

Les avocats de l'ancien président de 65 ans ont, eux, estimé que cette sentence signifiait "l'effondrement de l'Etat de droit".

"Pourquoi avons nous eu des procès si c'était juste pour suivre la conclusion prédéterminée par les procureurs ?", s'est interrogé Me Yoon Gap-geun devant des journalistes, en référence au jugement de culpabilité.

Les partisans de l’ancien président sud-coréen destitué, Yoon Suk Yeol, se rassemblent devant le tribunal de district central de Séoul, à Séoul, le 19 février 2026
Les partisans de l’ancien président sud-coréen destitué, Yoon Suk Yeol, se rassemblent devant le tribunal de district central de Séoul, à Séoul, le 19 février 2026 ( Jung Yeon-je / AFP )

"Je commence à me demander si nous devrions faire appel", a-t-il ajouté, précisant que la décision serait prise après consultation avec son client.

Chez les anti-Yoon aussi, le résultat a fait des frustrés.

"Bien sûr, nous espérions la peine de mort, donc nous sommes très déçus qu'une peine de prison à vie ait été infligée", a dit à l'AFP Lim Choon-hee, 60 ans.

Yoon, qui comparaissait détenu, est au coeur de plusieurs autres procès criminels.

Il a toujours nié tout méfait, affirmant avoir agi pour "préserver la liberté" et restaurer l'ordre constitutionnel contre ce qu'il a qualifié de "dictature législative" de l'opposition, qui domine le Parlement et bloquait ses projets.

Un bus transportant l’ancien président sud-coréen destitué Yoon Suk Yeol, arrive au tribunal du district central de Séoul, à Séoul, le 19 février 2026
Un bus transportant l’ancien président sud-coréen destitué Yoon Suk Yeol, arrive au tribunal du district central de Séoul, à Séoul, le 19 février 2026 ( Jung Yeon-je / AFP )

Yoon Suk Yeol avait déjà été condamné à cinq ans d'emprisonnement pour des faits moins graves liés à son coup de force. D'anciens collaborateurs, en poste à ce moment-là, se sont aussi vu infliger des peines de prison, ou attendent leur jugement.

Jeudi, le tribunal du district central de Séoul a également déclaré coupable l'ex-ministre de la Défense Kim Yong-hyun, et l'a condamné à 30 ans de prison.

L'ex-Premier ministre Han Duck-soo a lui écopé de 23 ans d'incarcération fin janvier, et le ministre de l'Intérieur de l'époque, Lee Sang-min, de sept ans de prison la semaine dernière, pour leur rôle respectif dans ce scandale.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 20/02/2026

Photo prise le 19 février 2026 et publiée par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA le 20 février, montrant le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un prononçant le discours…

Publié le 19/02/2026

Des barbelés au-dessus de l'enceinte du centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan, en Gironde, le 20 novembre 2025 ( Philippe LOPEZ / AFP/Archives )Manque de médecins, manque de profs... Sept…

Publié le 19/02/2026

Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol,lors d'une audience de son procès en destitution à la Cour constitutionnelle, le 13 février 2025 à Séoul ( JEON HEON-KYUN / POOL/AFP/Archives…

À LIRE AUSSI SUR MES ACTIONS
Publié le 20/02/2026

Vous êtes plus de 400 000 à nous faire confiance ! 📈Catherine Nini, Présidente du Directoire, prend la parole pour vous présenter nos résultats annuels 2025. Cette année marque une nouvelle…

Publié le 20/02/2026

Ce matin, Tokyo a perdu 1,07%, Shanghai et Hong Kong sont restées fermées en raison du nouvel an lunaire

Publié le 20/02/2026

Publication des résultats annuels 2025 Après avoir publié un PEB en hausse de +1,0% à 77,2 M€ et un PNB en baisse de -0,2% à 70,3 M€, Bourse Direct annonce…

Publié le 20/02/2026

(Zonebourse.com) - Europlasma a annoncé que sa filiale Valdunes Industries a signé un contrat portant sur la fourniture de 1 800 roues de trains destinées au transport de fret lourd en Europe du…

Publié le 20/02/2026

(Zonebourse.com) - L'actualité très dense de ce vendredi 20 février n'a pas enthousiasmé de façon univoque les places boursières (qui pulvérisent de nouveaux sommets) et les marchés…