Guerre au Moyen-Orient: les conséquences économiques mondiales
Voici les dernières évolutions économiques mondiales vendredi vers 15H00 GMT, au 14e jour de la guerre au Moyen-Orient:
Les marchés reprennent leur souffle avec une petite baisse du pétrole
Les prix du pétrole reculent légèrement, après l'autorisation temporaire par Washington de la vente de pétrole russe stocké sur des navires pour enrayer la flambée des prix.
Vers 13H30 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence internationale pour le pétrole, cédait 1,07% à 99,39 dollars le baril et le WTI, son équivalent américain, perdait 1,77% à 94,04 dollars le baril.
Du coup, les Bourses vont de l'avant: vers 13H40 GMT, Paris prenait 0,24% et Londres 0,46%. Francfort gagnait 0,55% et Milan 0,79%.
A New-York, vers 14H05 GMT, le Dow Jones prenait 0,46%, l'indice Nasdaq avançait de 0,43% et l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,47%.
77 navires ont traversé Ormuz depuis le début de la guerre (Lloyd's List Intelligence)
Quelque 77 navires ont effectué la traversée du détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, essentiellement des bateaux appartenant à la "flotte fantôme", a rapporté vendredi la société de données maritime Lloyd's List Intelligence.
"Nous avons enregistré 77 transits" depuis le début du mois via le détroit, que les Gardiens de la Révolution iraniens veulent maintenir fermé, a affirmé vendredi Bridget Diakun, analyste chez Lloyd's List Intelligence.
Entre le 1er et le 11 mars 2025, 1.229 passages avaient été enregistrés dans le détroit, souligne à titre de comparaison cette société de données rattachée à la revue maritime spécialisée Lloyd's List.
Le Portugal réduit les taxes pour limiter les hausses à la pompe
Le gouvernement portugais a décidé vendredi de prolonger une mesure exceptionnelle de réduction des taxes sur les carburants afin de contenir la hausse des prix à la pompe provoquée par le conflit au Moyen-Orient, en dépit des réticences de Bruxelles.
Cette nouvelle "réduction temporaire" représentera "une économie réelle de 1,8 centimes par litre pour le gazole et de 3,3 centimes par litre pour l'essence" à partir de lundi, a indiqué le ministère des Finances dans un communiqué.
Moscou réclame la levée supplémentaire de sanctions sur son brut, l'UE la considère au contraire "très préoccupante"
Moscou a réclamé vendredi à Washington une levée plus large des sanctions sur ses exportations de pétrole pour stabiliser les marchés mondiaux chamboulés par la guerre au Moyen-Orient, alors que l'Europe cherche au contraire à empêcher tout assouplissement.
Le ministère américain des Finances Scott Bessent a annoncé jeudi la délivrance d'une licence autorisant la vente, jusqu'au 11 avril, de pétrole brut et de produits pétroliers russes chargés à bord de navires avant le 12 mars, 00H01, heure locale.
L'Union européenne a jugé vendredi "très préoccupante" cette décision "unilatérale" des Etats-Unis, qui "a des répercussions sur la sécurité européenne. La pression économique croissante sur la Russie est déterminante pour qu'elle accepte des négociations sérieuses" avec l'Ukraine, a souligné Antonio Costa, le président du Conseil européen, l'instance qui représente les 27 Etats européens.
Brut russe: la levée de sanctions américaines renforce Moscou, dénonce Zelensky
La décision américaine d'assouplir des sanctions sur les ventes de pétrole russe renforce Moscou et "n'aide pas la paix" en Ukraine, a dénoncé vendredi à Paris le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
"La levée des sanctions entraînera en tout cas un renforcement de la position de la Russie", qui envahit l'Ukraine depuis quatre ans, a déclaré M. Zelensky lors d'une conférence de presse avec son homologue français Emmanuel Macron.
Le dollar reste fort
Le dollar se renforce encore vendredi après bientôt deux semaines de guerre, toujours porté par la surchauffe des prix de l'énergie, s'échangeant autour de 1,1456 dollar pour un euro.
"Chaque jour apporte un rappel brutal que les investisseurs craignent l'impact d'un conflit prolongé, le dollar américain étant un rare exemple suscitant l'intérêt des acheteurs", résume Richard Hunter, analyste chez Interactive Investor.
- Pour la Russie, pas de stabilité du marché de l'énergie sans son pétrole
L'émissaire russe Kirill Dmitriev a déclaré vendredi que le marché mondial de l'énergie "ne peut rester stable" sans le pétrole de Russie, après que les Etats-Unis ont autorisé temporairement la vente du pétrole russe stocké sur des navires.
"Les Etats-Unis reconnaissent en fait l'évidence: sans le pétrole russe, le marché mondial de l'énergie ne peut pas rester stable", a écrit M. Dmitriev sur Telegram.
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