Les Bourses souffrent des prix du pétrole dans l'attente de la BCE
(Zonebourse.com) - À l'image de l'ensemble des places européennes, la Bourse de Paris s'affaisse nettement ce jeudi, dans un contexte où les prix élevés du pétrole plaident contre des politiques monétaires accommodantes des deux côtés de l'Atlantique.
Un peu avant 12h00, le CAC 40 affiche un recul de l'ordre de 1,7%, vers 7 835 points. L'indice paneuropéen Stoxx Europe 50 abandonne 2%, le FTSE 100 de Londres lâche 1,8% et le DAX de Francfort recule de 2,3%.
Pour rappel, le S&P 500 a concédé 1,36% et clôturé à 6 624,7 points mercredi, le Dow Jones a reculé de 1,63% à 46 225,1 points, tandis que le Nasdaq 100 a terminé à 24 425 points après une baisse de 1,43%.
Un accueil froid aux conclusions du FOMC
Les marchés américains ont nettement reculé après la décision de la Réserve fédérale de laisser ses taux directeurs inchangés, dans un contexte déjà fragilisé par des indicateurs macroéconomiques contrastés.
"Le président de la Fed avait deux messages à délivrer hier. Le premier est que lui comme ses collègues du FOMC sont incapables de prédire les implications de la nouvelle guerre du Golfe", souligne Oddo BHF au lendemain de la réunion de la Fed.
"De nouvelles projections économiques ont certes été publiées comme c'est l'usage en fin de trimestre, mais Powell a recommandé de les ignorer tant est grande l'incertitude. Les espoirs de baisse de taux s'amenuisent encore", poursuit le bureau d'études.
"Le second est que Powell n'entend pas quitter la Fed tant que les poursuites engagées contre lui n'auront pas été définitivement closes. On voit que la guerre menée par le président Trump contre l'indépendance de la Fed ne paraît pas avoir été beaucoup mieux planifiée que celle qu'il a lancée contre l'Iran", souligne-t-il par ailleurs.
Les regards se tournent vers la Banque d'Angleterre et la BCE
Après la Fed, c'est désormais vers la Banque d'Angleterre et la BCE que les regards se tournent, leurs décisions de politique monétaire respectives étant attendues respectivement à 13h00 et à 14h15 (heure de l'Europe centrale).
"Christine Lagarde devrait opter pour le statu quo. Sauf surprise, les taux directeurs resteront inchangés. Le taux de dépôt devrait ainsi rester fixé à 2%", indique Edouard Faure, responsable crédit de Swiss Life Asset Managers France.
En revanche, il prévient que "le discours de la présidente de la BCE sera scruté scrupuleusement par les investisseurs alors que le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, fin février, crée une nouvelle donne géopolitique et provoque une flambée des cours du pétrole, au-dessus de 100 USD le baril (mardi 17 mars)".
"Si les prix de l'or noir se maintenaient durablement à ces niveaux, voire augmentaient encore, les tensions inflationnistes persistantes conduiraient la BCE à intervenir au cours des prochains mois. Dans ce contexte, Christine Lagarde pourrait ajuster son discours pour entrouvrir la porte à d'éventuelles hausses de taux en 2026, tout en restant prudente", juge-t-il.
En cours d'après-midi, les opérateurs doivent aussi prendre connaissance de données américaines, parmi lesquelles l'indice d'activité de la Fed de Philadelphie, ainsi que les ventes de logements neufs pour janvier.
Le pétrole toujours au centre des préoccupations
En attendant, le pétrole demeure au centre des préoccupations, avec un baril de WTI se situant vers 96 USD et un baril de Brent autour de 114 USD, alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient intensifient les inquiétudes concernant les risques mondiaux d'approvisionnement.
"De nouvelles perturbations affectant les infrastructures énergétiques de la région pourraient continuer à alimenter les craintes de pénuries à l'échelle mondiale, bien que les appels à épargner les sites énergétiques puissent soutenir l'espoir de réduction des tensions", estime Li Xing, stratège des marchés financiers.
Dans un tel contexte, TotalEnergies ( 2%) signe assez logiquement l'une des meilleures performances du SBF 120 parisien, alors qu'Air France-KLM (-4,9%) et ArcelorMittal (-6,4%) figurent au contraire parmi les plus fortes baisses de l'indice.
C'est toutefois Accor (-10%) qui fait figure de lanterne rouge du SBF 120 : le groupe hôtelier est mis en cause dans un rapport publié par Grizzly Research, qui affirme avoir identifié des défaillances en matière de traite humaine dans plusieurs hôtels de la chaîne.
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source : AOF
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