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Cuba: triporteurs électriques, vélo-taxis, les alternatives face au manque de caburant

| AFP | 116 | Aucun vote sur cette news
Des personnes font la queue pour monter dans un triporteur électrique à La Havane, Cuba, le 13 février 2026
Des personnes font la queue pour monter dans un triporteur électrique à La Havane, Cuba, le 13 février 2026 ( YAMIL LAGE / AFP )

La crise du carburant qui s'aggrave à Cuba n'a pas laissé d'autre choix à Eduardo Romano que de vendre sa vieille voiture à essence pour s'acheter un triporteur électrique et continuer à travailler comme chauffeur de taxi.

"A cause du problème de l'essence et du diesel, j'ai été obligé de choisir cette alternative, chercher un triporteur", explique à l'AFP ce père de deux filles, tandis qu'il attend des clients près d'un square du quartier du Centro, l'un des plus peuplés de La Havane.

Cuba souffre d'une grave crise énergétique depuis l'arrêt des livraisons de pétrole par le Venezuela après la capture de Nicolas Maduro par les Etats-Unis, et les menaces de Washington d'imposer des droits de douane à tout pays qui en enverrait à l'île communiste.

Face à cette situation, le gouvernement a mis en place des mesures d'urgence pour économiser le carburant. Le diesel n'est plus en vente et l'essence est rationnée. Les transports en commun ont également été drastiquement réduits, compliquant encore davantage les trajets quotidiens des Cubains, déjà difficiles ces dernières années en raison de la crise économique.

Au cours des derniers jours, le nombre de taxis privés à essence qui circulent dans la capitale a diminué et les prix ont explosé. Un trajet à 250 pesos (0,50 dollar) avant la crise coûte désormais 800 pesos (1,6 dollar), alors qu'un litre d'essence sur le marché informel s'échange dorénavant à 5 dollars.

"C'est une situation difficile pour les gens" qui doivent se déplacer, reconnaît le chauffeur qui propose des prix plus abordables avec son triporteur électrique.

Ces véhicules alternatifs, qui peuvent transporter de six à huit passagers, se sont multipliés dans la capitale cubaine ces dernières années. "Désormais ces triporteurs sont les rois de la route", plaisante Eduardo Romano.

Mais s'il ne dépend plus du carburant, il doit néanmoins composer avec les fréquentes coupures de courant pour recharger son nouvel outil de travail. "Je vis dans une zone où ils coupent l’électricité" et "il faut faire avec", explique-t-il.

"Boucler les fins de mois"

Un mécanicien répare le pneu d'un taxi-bicyclette à La Havane, Cuba, le 13 février 2026
Un mécanicien répare le pneu d'un taxi-bicyclette à La Havane, Cuba, le 13 février 2026 ( YAMIL LAGE / AFP )

"Certaines personnes ont dû quitter leur travail parce qu'elles n'arrivaient plus à boucler les fins de mois en raison du coût du transport", raconte Ignacio Charon, un réparateur de pneu de 48 ans qui travaille juste à côté d’un parking rempli de "bicitaxis', des vélo-taxis pouvant transporter deux passagers, et qui abondent dans le centre de la capitale.

"Tous les taxis qui roulent au carburant vont finir par disparaître", prédit-il en réparant un pneu. "Les vélo-taxis et les triporteurs électriques, ce sont les moyens de transport qu'il va y avoir à Cuba", dit-il, précisant que, ces derniers jours, de nombreux clients ont aussi apporté leurs vélos à son atelier pour les remettre en état.

Orlando Palomino, 44 ans, propriétaire d'un vélo-taxi le confirme. "Il y a du travail du lundi au lundi!", lance cet homme qui pédale jusqu'à 70 kilomètres quotidiennement pour amener des clients d'un quartier à l'autre.

Un taxi-bicyclette est proposé à la vente dans un parking à La Havane, Cuba, le 13 février 2026
Un taxi-bicyclette est proposé à la vente dans un parking à La Havane, Cuba, le 13 février 2026 ( YAMIL LAGE / AFP )

Ces taxis-bicyclettes, de fabrication artisanale, se vendent actuellement jusqu'à 200.000 pesos (400 dollars).

La situation des transports est "désastreuse", confirme Roselia Lopez, une stomatologue de 54 ans qui attend à un arrêt de triporteurs électriques gérés par l'État, pour emmener sa mère à un rendez-vous médical.

"Nous offrons une alternative", se réjouit Ariel Estrada, 54 ans, chauffeur d'un de ces véhicules gérés par l'État qui viennent renforcer le transport public à La Havane, même s'il reconnaît que l'offre reste insuffisante face à la demande.

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