L'épave d'un méthanier russe se rapproche de Malte
L'épave d'un méthanier russe sans équipage, qui aurait été attaqué début mars par l'Ukraine selon les autorités russes, se rapproche de Malte, montrent dimanche des des images prises par l'AFP depuis un avion.
La semaine dernière, le président russe Vladimir Poutine a accusé l'Ukraine d'avoir perpétré une "attaque terroriste" contre l'Arctic Metagaz, méthanier long de 277 mètres, qui transportait du gaz naturel liquéfié (GNL) en Méditerranée.
Dimanche à la mi-journée, il se trouvait à 50 milles nautiques au sud-ouest de Malte.
Les images prises par l'AFP montrent certaines de ses parties noircies et gravement endommagées par le feu, avec deux trous de chaque côté au milieu de la coque.
Le 4 mars, la Russie avait accusé l'Ukraine d'avoir attaqué la veille ce méthanier avec des drones navals lancés depuis les côtes libyennes.
Cette attaque "a été lancée depuis les côtes libyennes au moyen de vedettes sans équipage appartenant à l’Ukraine", avait alors affirmé le ministère russe des Transports dans un communiqué.
Ses 30 membres d'équipage ont été secourus, selon Moscou.
L'autorité portuaire libyenne avait déclaré de son côté dans la nuit du 3 au 4 mars que le navire avait été touché par "des explosions soudaines suivies d'un violent incendie, qui a finalement entraîné son naufrage" au nord du port de Syrte.
L'Ukraine, envahie par la Russie en février 2022, n'a pas commenté l'attaque.
Le navire faisait l'objet de sanctions des États-Unis et de l'Union européenne car il appartenait à la "flotte fantôme" russe, composée de pétroliers vieillissants transportant son pétrole et son gaz à travers le monde en contournant les restrictions occidentales.
Les autorités maltaises et italiennes surveillent le passage de l'épave et craignent des problèmes de pollution.
Selon les autorités italiennes, le navire transportait "d'importantes quantités de gaz, de fioul lourd et de gasoil", tandis que l'autorité portuaire libyenne estime qu'il transportait environ du GNL, destiné à l'Égypte.
L'ONG environnementale WWF craint qu'une éventuelle fuite de gaz "provoque des incendies", mais aussi une pollution "durable de l'eau et de l'atmosphère".
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