La Bourse de Paris stable face à la remontée du prix du pétrole brut et avant la BCE
La Bourse de Paris reste atone mardi devant la remontée des prix du pétrole et avant une salve de décisions monétaires de grandes banques centrales, les premières depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
L'indice vedette CAC 40 restait à un niveau proche de l'équilibre vers 09H30 heure de Paris, gagnant 3,70 points, soit 0,05%, à 7.939,67 points. L'indice CAC 40 avait clôturé en hausse de 0,31% lundi, à 7.935,97 points.
"Les actions sont en légère baisse en ce début de mardi, alors que les prix du pétrole ont augmenté en raison de la poursuite des attaques contre les infrastructures énergétiques", commente Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets.
Le rapport des investisseurs aux actifs risqués "reste étroitement lié à l'évolution du pétrole, lui-même dépendant de la situation sur le terrain et dans les airs au Moyen-Orient", souligne-t-il.
Or, les prix du pétrole sont poussés par des inquiétudes persistantes sur l'offre de brut du Moyen-Orient où des installations énergétiques stratégiques subissent de nouvelles attaques.
La zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, sur la côte est des Emirats arabes unis, a ainsi été visée mardi par une nouvelle attaque de drones qui a provoqué un incendie, selon les autorités locales.
L'installation, située au-delà du stratégique détroit d'Ormuz, avait déjà été touchée la veille par une attaque de drones, poussant la compagnie nationale pétrolière Adnoc à suspendre ses chargements de brut sur le site, a indiqué une source proche à l'AFP.
Les deux références mondiales du brut évoluent encore autour des 100 dollars le baril.
Par ailleurs, la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE), la Banque d'Angleterre (BoE), la Banque du Japon (BoJ) et la Banque nationale suisse (BNS) se réunissent entre mardi et jeudi, et ont l'occasion pour la première fois de réagir aux chocs provoqués par les hostilités au Moyen-Orient.
"Les conditions qui environnent la réunion de politique monétaire de la BCE (jeudi) sont totalement inédites", rappelle Eric Dor, professeur à l'école de commerce IESEG.
"La crise énergétique" liée à la guerre au Moyen-Orient "conditionne totalement la problématique de l'inflation future, change complètement les paramètres, et rend totalement inutiles toutes les statistiques récentes sur les prix, les salaires et l'activité, pour déterminer l'orientation nécessaire de la politique monétaire", explique-t-il.
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