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L'animateur Jimmy Kimmel nie tout appel à la violence contre Trump

| AFP | 200 | Aucun vote sur cette news
Une personne brandit une pancarte sur laquelle est écrit
Une personne brandit une pancarte sur laquelle est écrit "Jimmy Kimmel a de meilleures audiences que toi" à Chicago lors d'une journée nationale de protestation contre le président américain Donald Trump, le 28 mars 2026 ( KAMIL KRZACZYNSKI / AFP/Archives )

L'animateur américain Jimmy Kimmel, auteur d'une plaisanterie qui a exaspéré les époux Trump, s'est abstenu lundi de présenter ses excuses et nié s'être rendu coupable, comme l'a accusé le président, d'un "ignoble appel à la violence".

Donald Trump a réclamé que la chaîne ABC renvoie immédiatement celui dont il avait déjà demandé la tête l'an passé. "Cela va vraiment trop loin. Jimmy Kimmel doit être immédiatement renvoyé par Disney et ABC", a écrit le président, après des propos de l'humoriste la semaine dernière qui trouvait la Première dame "rayonnante comme une veuve en devenir".

Ces propos ont pris d'autant plus de résonance avec le gala des correspondants de la Maison Blanche samedi, marqué par la tentative d'intrusion d'un tireur désormais inculpé de tentative d'assassinat sur le président.

Mais Jimmy Kimmel n'a pas fait marche arrière.

Le présentateur américain Jimmy Kimmel à Hollywood en Californie le 15 mars 2026
Le présentateur américain Jimmy Kimmel à Hollywood en Californie le 15 mars 2026 ( Patrick T. Fallon / AFP/Archives )

"C'était évidemment une blague sur leur différence d'âge. Et le regard de joie que l'on voit sur son visage chaque fois qu'ils sont ensemble", a déclaré l'animateur à l'antenne, alors que les réseaux sociaux s'amusent de la moue souvent fermée de la Première dame lorsqu'elle apparaît en public avec son mari.

"C'était une petite vanne très gentille sur le fait qu'il a presque 80 ans et qu'elle est plus jeune que moi", a-t-il fait valoir. "Mais je comprends que la Première dame ait vécu une expérience stressante ce week-end, comme probablement chaque week-end", a-t-il ironisé.

"Je suis d'accord pour dire que les propos haineux et violents sont quelque chose que nous devrions rejeter", a-t-il insisté, estimant que le meilleur moyen de les bannir du débat public "serait d'avoir une conversation" avec le locataire de la Maison Blanche.

"Jim, tu n'es qu'un has-been pathétique (...) une vraie ordure. On sait tous ce que tu voulais dire", a réagi mardi sur X le compte Rapid Response 47, associé à la Maison Blanche.

Steven Cheung, le directeur de la communication de la Maison Blanche, a quant à lui écrit sur X dans la foulée que Jimmy Kimmel était une "personne de merde" pour "avoir fait une blague dégoutante sur la tentative d'assassinat du président" et "avoir insisté (...) au lieu de faire preuve de décence et présenter ses excuses".

Grande star des émissions de nuit, les fameux "late night shows", Jimmy Kimmel avait déjà été accusé par la droite américaine d'exploiter politiquement l'assassinat de l'influenceur pro-Trump Charlie Kirk.

Propriété de Disney, ABC avait alors suspendu d'antenne l'animateur. Mais face au tollé et aux accusations de censure, la chaîne avait fait revenir l'humoriste une semaine après son éviction.

Melania Trump, rompant avec sa réserve médiatique habituelle, l'a elle-même critiqué, en l'accusant sur X de porter une "rhétorique de haine et de violence".

Pour elle, "les gens comme Kimmel ne devraient pas avoir l'opportunité d'entrer dans nos foyers chaque soir pour répandre la haine".

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