Accident de car dans l'Ain : deux morts dont une enfant de 7 ans
Un car régional est sorti de route vendredi matin au sud de Bourg-en-Bresse (Ain), tuant une fillette de 7 ans et un jeune homme de 18 ans, un accident pour l'heure inexpliqué qui suscite "un grand traumatisme" selon le ministre des Transports.
Le chauffeur hospitalisé n'a pas encore pu être entendu, a précisé le parquet qui a ouvert une enquête pour homicide routier, confiée aux gendarmes.
A ce stade, "nous n'avons pas (...) le recul nécessaire et les témoignages suffisants pour expliquer la cause de cet accident", a indiqué le ministre des Transports Philippe Tabarot, lors d'un point presse sur place.
Le chauffeur, qui a dû être désincarcéré, a fait l'objet de tests salivaires et "il semblerait que les premiers résultats soient négatifs", a-t-il ajouté.
Trois blessés en urgence absolue
Le véhicule était "en très bon état" et le chauffeur, "jeune" et "nouveau" dans cette entreprise de transport contrôlée 106 fois depuis 2024, avait déjà été testé négatif lors d'un contrôle inopiné mi-octobre, a précisé le ministre.
Le car "a quitté la route et heurté un arbre dans le fossé", avait précédemment rapporté Yves Cristin, le maire de Lent, une commune de 1.200 habitants traversée par la départementale.
Les médias sont tenus à distance du site de l'accident. L'hebdomadaire régional La Voix de l'Ain a publié une photo montrant le car dans un fossé visiblement de l'autre côté de son axe de circulation, et l'avant encastré dans des arbres.
Une grande tente blanche a été installée pour faciliter le travail des secours, selon des journalistes de l'AFP.
"Sous le choc"
Jean-François Débat, maire et président de l'agglomération de Bourg-en-Bresse, parle lui d'une route "bien entretenue" avec "un dévers, un léger virage sur la droite". Cette ligne est très empruntée le matin par des travailleurs ou des élèves.
Le ministre de l'Éducation Edouard Geffray a déclaré depuis un lycée de région parisienne "avoir une pensée pour ces élèves, pour leurs familles". "Pour nous c'est toujours une épreuve quand nos élèves, quand nos enfants sont victimes d'accidents de cette nature", a-t-il ajouté.
Une association, l'Avema-France victimes 01, a été notamment dépêchée pour soutenir les victimes et leurs proches et fait état de "personnes sous le choc, sidérées" par le drame et prises en charge dans la salle des fêtes de la commune où une cellule psychologique est en place.
"On vit ça comme un échec, mais on ne renoncera pas à essayer de rendre encore plus sûr le transport par car ou par bus dans notre pays" a conclu le ministre des Transports.
Au total, une centaine de pompiers, une cinquantaine de gendarmes ont été déployés sur place, des drones et quatre hélicoptères ont été mobilisés sur ce drame.
Les accidents de transport public sont relativement rares.
En décembre 2017, une collision entre un car scolaire et un train avait tué six collégiens et fait 17 blessés à Millas dans les Pyrénées-Orientales, provoquant une immense émotion. La conductrice du car a été condamnée en appel en 2025 à cinq ans de prison dont deux ferme sous bracelet électronique.
Plus récemment, en janvier 2025, une lycéenne avait été tuée et 20 élèves blessés quand un car scolaire, dont le conducteur avait consommé des stupéfiants, s'était couché sur une voie près de Châteaudun (Eure-et-Loir).
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