Guerre au Moyen-Orient: les conséquences économiques mondiales
Voici les dernières évolutions économiques mondiales mercredi vers 19H00 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient est dans son 26e jour.
La Banque de France moins optimiste pour la croissance en raison de la guerre au Moyen-Orient
La Banque de France a abaissé mercredi ses prévisions de croissance pour 2026 et 2027 en raison de la flambée des prix de l'énergie et de la détérioration du contexte géopolitique liées à la guerre au Moyen-Orient.
Elle table désormais dans son scénario de base sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 0,9% en France en 2026, en légère baisse par rapport au 1% de ses prévisions de décembre, et après déjà 0,9% en 2025.
- Le dollar en forme, malgré la baisse des cours du pétrole
Le dollar profite mercredi des nombreuses incertitudes entourant l'éventualité de négociations pour stopper le conflit au Moyen-Orient, parvenant même à résister au recul des prix du pétrole.
Vers 18H15 GMT, la devise américaine reprenait 0,25% face à la monnaie unique européenne, à 1,1579 dollar pour un euro, et avançait de 0,21% par rapport à la livre sterling, à 1,3383 dollar.
- Le gouvernement américain allège des restrictions sur l'essence à la pompe
Le gouvernement américain a décidé mercredi d'alléger des restrictions environnementales sur le carburant servi dans les stations-service aux Etats-Unis pour tempérer l'envolée des prix liée à la guerre au Moyen-Orient.
Depuis le forum sur l'énergie CERAWeek à Houston (Texas), le chef de l'Agence de protection de l'environnement (EPA) Lee Zeldin a annoncé un assouplissement concernant la vente de l'essence de type E15 (composée à 85% de pétrole et 15% d'éthanol). "Une dérogation temporaire d'urgence" a été émise, a déclaré M. Zeldin.
"Sans cette action", a précisé l'EPA, l'E15 - moins cher - "ne pourrait pas être utilisé par près de la moitié du pays cet été". D'ordinaire, la vente de cette essence est restreinte durant l'été pour des raisons sanitaires en raison de son impact accru sur le niveau d'ozone et donc la pollution de l'air.
- Les Bourses européennes en mode optimisme limité face à la baisse du pétrole
Les Bourses européennes ont poursuivi leur rebond mercredi, davantage sensibles à la baisse du pétrole qu'au rejet par l'Iran du plan de paix transmis par Donald Trump via le Pakistan.
Les quatre grands indices européens ont terminé la journée en nette hausse, sans compenser les pertes enregistrées depuis le début de la guerre fin février. A Paris, l'indice CAC 40 a progressé de 1,33%. Francfort a gagné 1,41%, Londres 1,42% et Milan 1,48%.
A New York, les trois principaux indices de référence de Wall Street naviguaient également dans le vert vers 17H00 GMT: le Nasdaq prenait 0,90%, le S&P 500 0,64% et le Dow Jones 0,71%.
- Les cours agricoles encore au gré du pétrole et des déclarations de guerre ou de paix
Les cours du pétrole malmenés par la guerre au Moyen-Orient continuent d'influer largement sur les marchés agricoles, bousculés eux aussi au gré des déclarations du président américain.
Depuis le début du conflit dans le Golfe persique et le blocage du détroit d'Ormuz il y a près de quatre semaines, les prix agricoles à Chicago comme à Paris se sont raffermis dans la foulée des cours de l'or noir, sans toutefois grimper autant.
Le repli du pétrole a alimenté lundi - toujours dans une moindre mesure - celui du blé de part et d'autre de l'Atlantique, dans la foulée de déclarations de Donald Trump annonçant des discussions avec l'Iran - démenties par ce dernier.
- La chimie française inquiète de possibles "effets en cascade" de la guerre
Hausse du prix de l'énergie, raréfaction de certains composés clés comme l'hélium: les industriels français de la chimie s'inquiètent de l'émergence possible d'"effets en cascade" dans la continuité de la guerre au Moyen-Orient, a indiqué mercredi leur fédération.
France Chimie avertit que "des effets en cascade pourraient émerger", avec des "risques de pénurie pour la chimie européenne".
- L'Italie entrera en récession si la guerre se prolonge au Moyen-Orient, selon Confindustria
L'Italie a déjà perdu 0,2 point de croissance avec la guerre au Moyen-Orient et risque d'entrer en récession si ce conflit se prolonge, a estimé mercredi le centre d'études de l'organisation patronale italienne Confindustria.
- Les aéroports français redoutent les conséquences de la guerre au Moyen-Orient
Les aéroports français ont dit mercredi craindre une baisse de leur activité à cause de la guerre au Moyen-Orient et de la flambée des cours du pétrole, après une année 2025 de "décrochage" par rapport à la tendance européenne.
Le cours du carburant d'aviation a doublé depuis le début de l'attaque israélo-américaine sur l'Iran le 28 février. Cette progression est supérieure à celle du prix du baril de brut. Les compagnies aériennes consacraient déjà entre 25 et 30% de leurs dépenses d'exploitation au kérosène avant la crise.
- Berlin critique la "mauvaise politique" de Trump qui frappe l'économie
Le ministre allemand des Finances a fustigé mercredi la "mauvaise politique" du président américain Donald Trump en Iran, susceptible d'amener un nouveau choc économique, et dénoncé les groupes pétroliers qui, selon lui, profitent de la situation.
"Pour la deuxième fois en quatre ans, nous sommes fortement menacés par un choc géoéconomique", a déploré Lars Klingbeil, qui est aussi vice-chancelier.
■
Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote