JO-2026: Jeanmonnot et Cizeron/Fournier Beaudry pour un mercredi en or
La ruée vers l'or ? Grâce à Lou Jeanmonnot en biathlon et Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry en danse sur glace, la délégation française aux JO-2026 de Milan Cortina peut garnir mercredi son escarcelle qui ne compte pour l'heure que trois médailles.
En attendant, la matinée a été marquée par la troisième médaille d'or historique du Suisse Franjo von Allmen qui, après la descente et le combiné par équipe, a décroché son troisième titre dans le super-G, où Nils Allègre a pris une frustrante 4e place à trois centièmes du podium.
. Ski alpin: von Allmen dans l'histoire, les regrets pour Allègre
Descente, combiné par équipe, puis super-G... Le Suisse Franjo von Allmen, triple champion olympique en cinq jours, est d'ores et déjà le grand homme de ces JO, et au-delà. Avec son triplé, il rejoint la grande histoire du ski alpin, aux côtés de l'Autrichien Toni Sailer (1956) et du Français Jean-Claude Killy (1968), qui eux aussi avaient décroché trois médailles d'or sur une même édition des Jeux. Chez les dames, la Croate Janica Kostelic avait réalisé pareil exploit en 2002.
Von Allmen a devancé l'Américain Ryan Cochran-Siegle et son compatriote Marco Odermatt, hégémonique sur le circuit de Coupe du monde mais qui dû se contenter jusqu'à présent de l'argent dans le combiné et du bronze dans le super-G. Odermatt a devancé de... 3/100e de seconde le Français Nils Allègre, qui a promené ses regrets et sa frustration dans l'aire d'arrivée.
. Biathlon: la quête solitaire de Jeanmonnot
Depuis son arrivée à Anterselva, Lou Jeanmonnot s'est déjà parée d'or avec le relais mixte durant lequel elle a livré une prestation supersonique sur les skis. La leader du classement général de la Coupe du monde veut maintenant briller en solo lors du 15 km, le format classique et un peu vieillot du biathlon.
La Jurassienne, biathlète la plus régulière des trois dernières saisons, veut surtout tordre le cou à une de ses mauvaises habitudes: si elle brille dans les grands rendez-vous en relais (quatre titres mondiaux, un olympique), elle court toujours après son premier sacre en individuel et a dû se contenter à trois reprises du bronze lors des Mondiaux.
Mais, et c'est la force du collectif tricolore, Jeanmonnot n'est pas la seule à pouvoir viser le podium. Julia Simon, tout aussi impressionnante et déterminante lors du relais mixte, peut réussir le doublé sur un format dont elle est la championne du monde en titre.
. Patinage artistique: Cizeron et Fournier Beaudry aux portes du rêve
Associés depuis à peine un an, Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry ne sont plus qu'à quelques pas de danse de l'or.
Avant leur passage mercredi aux alentours de 22h40, les Français sont dans une position idéale puisqu'ils ont viré en tête, juste devant les grands favoris, les Américains Madison Chock et Evan Bates, à l'issue de la danse rythmique.
Avant la compétition, et au vu des résultats de la saison, c'est plutôt le duo américain, charismatique et sensuel sur la voix de Lenny Kravitz, qui était attendu en tête. Mais les Français ont créé une petite surprise lundi en devançant leurs rivaux d'une courte tête (0,46 point) sur le tube "Vogue" de Madonna. Le couple espère hypnotiser le jury et les spectateurs sur la bande son puissante du film "The Whale".
. Ski acrobatique: Laffont à fond
Huit ans après son sacre à Pyeongchang, quatre ans après sa désillusion de Pékin (4e), Perrine Laffont veut redevenir la "boss" des bosses. La sextuple championne du monde, 4e des qualifications, revient de loin. Elle s'est blessée à un genou cet hiver et a manqué plusieurs semaines de compétition.
Mais l'Ariégeoise est de nouveau "à 100% physiquement" pour tenter de conserver une longueur d'avance sur l'Australienne Jakara Anthony et l'Américaine Jaelin Kauf, ses principales rivales.
Et si cela ne devait pas sourire pour elle mercredi, elle disposera d'une seconde chance dimanche avec les bosses parallèles.
. Le CIO veut "convaincre" le porte-drapeau ukrainien
Le CIO veut "convaincre" Vladislav Heraskevych, le porte-drapeau ukrainien, spécialiste du skeleton, de renoncer à son casque honorant plusieurs coéquipiers victimes de l'invasion russe, sans brandir d'emblée la menace d'une disqualification. Selon l'instance, il contrevient à l'article 50 de la Charte olympique, qui bannit toute forme "de propagande politique" sur les lieux de compétition, au village olympique ou lors des cérémonies de médaille. Le CIO lui a proposé mardi d'arborer un brassard noir, ce que l’athlète refuse. A la veille des épreuves qui débutent jeudi, Heraskevych arborait son casque à l'entraînement mercredi matin.
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