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Super Bowl: les Seahawks triomphent des Patriots, Bad Bunny festif avec un message d'unité

| AFP | 586 | Aucun vote sur cette news
Les Seattle Seahawks célèbrent leur victoire dans le Super Bowl, le 8 février 2026 à Santa Clara, en Californie
Les Seattle Seahawks célèbrent leur victoire dans le Super Bowl, le 8 février 2026 à Santa Clara, en Californie ( JOSH EDELSON / AFP )

Les Seattle Seahawks ont remporté un deuxième Super Bowl en étouffant l'attaque des New England Patriots 29-13 dimanche à Santa Clara (Californie), où Bad Bunny a produit un spectacle endiablé à la mi-temps avec un message d'unité pour le Continent américain.

Dans un contexte tendu, l'artiste portoricain, dénonciateur de la violente politique anti-immigration de Donald Trump, n'a pas utilisé la plateforme unique de la grande finale du championnat de football-américain NFL pour adresser de message politique direct. Trump s'en est chargé en dénonçant sans tarder sa performance comme "un affront à la grandeur de l'Amérique".

Le match, longtemps resté fermé sans aucun "touchdown" à la pause (9-0 pour Seattle), s'est emballé dans sa deuxième partie pour finir sur une démonstration des Seahawks, titrés pour la deuxième fois après 2014.

La franchise de l'Etat de Washington n'avait plus disputé de Super Bowl depuis une défaite en finale contre les Patriots du "GOAT" (plus grand de tous les temps) Tom Brady en 2015.

Les Patriots, après plusieurs saisons moribondes, visaient un 7e titre record après les six glanés entre 2002 et 2019 avec le légendaire quarterback.

Son héritier Drake Maye, deuxième meilleur joueur de la saison NFL, a finalement fait son âge (23 ans) lors de ce match en haute tension, où la défense adverse l'a harcelé avec succès (6 "sacks").

Trump attaque Bad Bunny

Le traditionnel spectacle de la mi-temps était, comme souvent, au moins aussi attendu que la rencontre, prenant cette année une dimension politique avec le choix de Bad Bunny, qui a animé un show endiablé mettant à l'honneur la culture portoricaine et certains de ses plus grands hits.

Bad Bunny et Lady Gaga pendant la mi-temps du Super Bowl, le 8 février 2026 à Santa Clara, en Californie
Bad Bunny et Lady Gaga pendant la mi-temps du Super Bowl, le 8 février 2026 à Santa Clara, en Californie ( Patrick T. Fallon / AFP )

Star mondiale avec son reggaeton mâtiné de trap latine, le choix du Portoricain a crispé Donald Trump qui n'a pas fait le déplacement au match, contrairement à l'an passé à la Nouvelle-Orléans.

Une semaine après avoir appelé à mettre la police fédérale américaine de l'immigration "ICE dehors" ("ICE out") lors de son triomphe à la cérémonie des Grammy Awards, Bad Bunny n'a pas délivré de message politique direct.

L'artiste a toutefois conclu son show en détournant le "God Bless America" (Dieu bénisse l'Amérique) usuel aux Etats-Unis, pour en faire un slogan à la gloire de tout le Continent, terminant en portant à l'écran un ballon de foot US portant le message "Ensemble, nous sommes l'Amérique".

"La seule chose plus puissante que la haine, c'est l'amour", était-il écrit sur les écrans géants du stade pendant ce show principalement en espagnol, à part pour une chanson de Lady Gaga.

Trump a rapidement répliqué avec un message fielleux sur son réseau social Truth dénonçant un spectacle "affreux". "Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type et les danses sont dégoûtantes", a-t-il encore enragé, y voyant "une gifle à la face de notre pays", où plus de 41 millions de personnes parlent espagnol selon des chiffres officiels.

Un 4e quart-temps animé

Le grand rendez-vous annuel du sport-spectacle et du marketing a réuni 75.000 spectateurs dans le Levi's Stadium de Santa Clara, au sud-est de San Francisco, qui accueillera également six rencontres de la Coupe du monde de football cet été. Les fans ont pu s'offrir un burger au jarret de boeuf rôti à 180 dollars ou encore apercevoir pléthore de vedettes: Cardi B, Pedro Pascal et Jessica Alba furtivement sur scène, Roger Federer, Jay-Z ou encore Justin Bieber en tribunes.

Le quarterback des Seattle Seahawks Sam Darnold après la victoire de son équipe dans le Super Bowl, le 8 février 2026 à Santa Clara, en Californie
Le quarterback des Seattle Seahawks Sam Darnold après la victoire de son équipe dans le Super Bowl, le 8 février 2026 à Santa Clara, en Californie ( Patrick T. Fallon / AFP )

Après avoir bâti un matelas de 12 points au pied, les Seahawks ont à la fois inscrit et encaissé deux touchdowns dans le 4e quart-temps, réussissant plusieurs interceptions décisives grâce à leur défense.

L'équipe de l'Etat de Washington a pu compter sur son propre manieur de ballon Sam Darnold (28 ans, un touchdown, plus de 200 yards gagnés par la passe), anonyme passé sans succès par quatre franchises avant de trouver la lumière dans le nord-ouest du pays cette saison.

"C'est incroyable. Réussir avec cette équipe après tout ce qui s'est passé dans ma carrière...", a-t-il réagi.

Les Seahawks ont longtemps joué sur du velours en utilisant la puissance de leur running back Kenneth Walker, élu homme du match avec 135 yards gagnés ballon en main, et les coups de pied de Jason Myers (5 goals, un record).

"On a affronté beaucoup d'adversité cette année, on a réussi à rester soudés pour être récompensés", a conclu Walker.

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