Le CAC 40 recule vendredi, après une semaine chargée
(Zonebourse.com) - La Bourse de Paris a conclu la séance de vendredi en petite forme, en passant l'intégralité de la journée sous sa ligne de flottaison pour finir sur un repli de 0,35%, à 8 311,74 points.
Sur l'ensemble de la semaine, le CAC 40 affiche une hausse de 0,46%, son deuxième exercice hebdomadaire dans le vert à la suite, une première depuis le 9 janvier. L'indice phare parisien s'est offert un plus haut historique en séance à 8 437,35 points ce jeudi.
Pour revenir à la séance du jour, elle a été marquée par plusieurs publications d'entreprises qui ont connu de fortes variations. Safran a terminé, et de loin en tête du CAC 40, en s'offrant un gain de 8,30%, pour atteindre son plus haut historique. Le groupe a dévoilé une excellente performance financière sur 2025 et a relevé ses ambitions 2028.
Dans le haut du palmarès également, Capgemini a bondi de 5,12%, après avoir fait nettement mieux que prévu au quatrième trimestre. A l'inverse, le CAC 40 a été freiné par L'Oréal, la troisième plus importante capitalisation boursière de l'indice, qui a trébuché de 4,93%. Le numéro un mondial des cosmétiques a dévoilé un chiffre d'affaires légèrement inférieur aux attentes au quatrième trimestre.
Les autres places financières européennes ont terminé la séance dans le vert. A Francfort, le DAX 40 a progressé de 0,20%, à Londres, le FTSE 100 s'est apprécié de 0,32%, et la Bourse d'Amsterdam a gagné 0,59%.
Une inflation américaine très attendue
La séance a également été marquée par les chiffres de l'inflation américaine de janvier. L'indice des prix à la consommation a ainsi progressé de 0,2% le mois dernier, contre des attentes à 0,3%, portant la hausse en rythme annuel à 2,4%, soit 0,1 point de moins que prévu. De son côté, toujours en rythme annuel, l'inflation sous-jacente (core, c'est-à-dire hors alimentation et produits énergétiques) est en hausse de 2,5%, contre 2,6% un mois plus tôt, son plus bas niveau depuis mars 2021.
A propos de ces chiffres de l'inflation, Josh Jamner, senior investment strategy analyst chez ClearBridge Investments (filiale de Franklin Templeton), a indiqué : "une publication d'inflation modérée pour le mois de janvier a soutenu les actifs risqués ce matin. Toutefois, les tensions sur les prix qui persistent en toile de fond devraient tempérer l'optimisme concernant une troisième baisse de taux cette année, désormais valorisée avec une probabilité d'environ 50% sur les marchés à terme des Fed funds (2,5 baisses cumulées anticipées en 2026)".
Après la publication de ces statistiques, le rendement de l'emprunt d'Etat à 10 ans américain est retombé sous les 4,10%, un plus bas depuis le début du mois de décembre dernier.
Plus tôt dans la semaine, les investisseurs avaient pris connaissance du rapport mensuel sur l'emploi américain qui avait révélé la création de 165 000 postes en janvier, très loin des 65 000 attendus, avec un taux de chômage en baisse de 0,1 point à 4,3%. Toutefois, d'importantes révisions annuelles ont été effectuées. Ainsi, la variation totale non agricole pour l'année 2025 a été ramenée de 584 000 à seulement 181 000 en données corrigées des variations saisonnières.
La question des conséquences des taxes douanières américaines revient sur la table
Dans le reste de l'actualité macro-économique de vendredi, le PIB de la zone euro du quatrième trimestre a été confirmé à 1,3%, tandis que l'excédent de la balance commerciale, toujours dans l'Europe des 19, a progressé de 9,3 à 12,6 milliards d'euros en décembre, alors qu'il était attendu à 11,8 milliards de dollars. Toutefois, en comparaison au mois de décembre 2024, l'excédent commercial affiche une contraction. Cette contreperformance est liée aux droits de douanes américains qui pèsent sur les exportations.
D'ailleurs, toujours en ce qui concerne ces taxes douanières, le Bureau du budget du Congrès (CBO) des Etats-Unis estime que les tarifs douaniers plus élevés et changeant fréquemment devraient affecter l'économie américaine à travers plusieurs canaux. Ces politiques vont temporairement augmenter le taux d'inflation, réduire l'investissement réel, abaisser le niveau du PIB réel et réduire l'emploi. En outre, le CBO indique qu'actuellement 95% du coût de ces tarifs douaniers est supporté au niveau national, c'est-à-dire principalement par les entreprises américaines importatrices et in fine par les consommateurs du pays.
Le CBO table sur un déficit budgétaire de 1 900 milliards de dollars cette année aux Etats-Unis, soit une hausse de 8% par rapport à ses dernières prévisions datées du 25 janvier dernier. En réaction à cette annonce, Scott Bessent, le Secrétaire au Trésor américain, a laconiquement déclaré : "Je fais confiance au marché plutôt qu'au CBO".
Le reste de la semaine a encore été marqué par des turbulences sur le secteur des valeurs technologiques, liées aux craintes qui entourent les bouleversements engendrés par l'intelligence artificielle qui planent sur certains emplois et certains business models.
Sur le marché des devises, l'euro ne bouge pas face au billet vert, et se négocie contre 1,1871 dollar.
Le prix des métaux précieux se reprend avec 1,63%, à 5 000 dollars, pour l'once d'or, tandis que celle d'argent progresse de 3,54%, à 78,82dollars.
Les cours du pétrole sont quasi-stables, avec un baril de Brent de la Mer du Nord qui ne cède que 0,01%, à 67,51 dollars.
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source : AOF
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