Taux : les espoirs de paix dopent nos OAT
(Zonebourse.com) - Les rendements obligataires se sont détendus de -10Pts en Allemagne où le Bund retombe sous la barre des 3,00%, à 2,945%, nos OAT -les vraies vedettes de cette séance hors normes- effacent carrément -18Pts à 3,6310%, les BTP italiens se détendent de -12Pts à 3,662% et repassent derrière le 10 ans français.
Les marchés obligataires" veulent y croire" : même s'ils se montrent souvent plus circonspects que les marchés "à risque élevé" (actions, cryptos), le fait qu'on se rapproche du 90ème jour du conflit dans le Golfe alors que les réserves stratégiques de pétrole s'épuisent rapidement, aliment que l'espoir que l'on n'aille pas jusqu'à la barre des 100 jours de disruption des approvisionnements mondiaux.
Après la dizaine d'annonces sans substance d'un "plan de paix imminent" par Donald Trump depuis 2 mois -qui ne semblent avoir eu pour seul vocation que de maintenir Wall Street à flot et le "30 ans" sous les 5,20%-, des rumeurs d'entrevues entre émissaires iraniens et du Bahrein, une intensification d'un ballet diplomatique pakistanais occasionnent la plus forte détente des taux en Europe (c'est fermé aux Etats Unis et au Royaume Uni ce lundi) depuis le 6 mai et le 8 avril dernier.
Les bons du Trésor n'ont pas souffert d'un retour en force du "risk-on" (l'E Stoxx-600 a aligné une sixième séance consécutive de hausse et battu un record absolu, surpassant ses niveaux d'avant le début du conflit avec l'Iran) car la nette détente du pétrole (-6$ sur le "Brent vers 98$) soulage les tensions sur les prix.
Des "experts" s'empressent d'écrire que le pétrole va poursuivre sa décrue dès l'officialisation d'un accord entre Washington, Téhéran et plusieurs pays musulmans, sommés d'adhérer aux "accords d'Abraham" qui sont destinés à normaliser les relations des pays du Golfe (ou d'horizons plus lointains) et Israël.
Cela suppose de renoncer à soutenir la solution à "2 états" pour régler le problème palestinien : l'Arabie Saoudite risque de ne pas apprécier ce chantage.
Ce lundi, l'Iran a confirmé des progrès "sur une grande partie des questions " en discussion, tout en tempérant les attentes d'un dénouement rapide : plusieurs points négociés sont en effet inacceptables du point de vue d'Israël.
" De là à dire que la signature d'un accord est imminente, personne ne peut l'affirmer", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, accusant Washington d'adopter une position changeante.
Les marchés obligataires veulent également y croire : même s'ils se montrent souvent plus circonspects que les marchés "à risque élevé" (actions, cryptos), le fait qu'on se rapproche du 90ème jour du conflit dans le Golfe alors que les réserves stratégiques de pétrole s'épuisent rapidement, aliment que l'espoir que l'on n'aille pas jusqu'à la barre des 100 jours de disruption des approvisionnements mondiaux.
Après la dizaine d'annonces sans substance d'un "plan de paix imminent" par Donald Trump depuis 2 mois -qui ne semblent avoir eu pour seul vocation que de maintenir Wall Street à flot et le "30 ans" sous les 5,20%-, des rumeurs d'entrevues entre émissaires iraniens et du Bahrein, une intensification d'un ballet diplomatique pakistanais occasionnent la plus forte détente des taux en Europe (c'est fermé aux Etats Unis et au Royaume Uni ce lundi) depuis le 6 mai et le 8 avril dernier.
Les bons dun Trésor n'ont pas souffert d'un retour en force du "risk-on" (l'E Stoxx-600 a aligné une sixième séance consécutive de hausse et battu un record absolu, surpassant ses niveaux d'avant le début du conflit avec l'Iran) car la nette détente du pétrole (-6$ sur le "Brent vers 98$) soulage les tensions sur les prix : des "experts" s'empressent d'écrire que le pétrole va poursuivre sa décrue dès l'officialisation
d'un accord entre Washington, Téhéran et plusieurs pays musulmans, sommés d'adhérer aux "accords d'Abraham" qui sont destinés à normaliser les relations des pays du Golfe (ou d'horizons plus lointains) et Israël.
Cela suppose de renoncer à soutenir la solution à "2 états" pour régler le problème palestinien : l'Arabie Saoudite risque de ne pas apprécier ce chantage.
Ce lundi, l'Iran a confirmé des progrès "sur une grande partie des questions " en discussion, tout en tempérant les attentes d'un dénouement rapide : plusieurs points négociés sont en effet inacceptables du point de vue d'Israël.
" De là à dire que la signature d'un accord est imminente, personne ne peut l'affirmer", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, accusant Washington d'adopter une position changeante.
Ce matin, le marché obligataire nippon s'était bien détendu (-5Pts vers 2,698%) mais c'était sans commune mesure avec le véritable "FOMO" qui a propulsé le Nikkei de 3%, au-delà des 65.000Pts ( 5000Pts en 3 séances, du jamais vu sur un franchissement de record absolu).
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source : AOF
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