La Bourse de Paris en baisse, plombée par la tech
La Bourse de Paris recule mardi, entraînée par les valeurs technologiques dans le sillage de Wall Street et de l'Asie, tandis que les investisseurs attendent l'issue des élections américaines de mi-mandat.
Le CAC 40 perdait 0,54 % vers 10H00, soit 43,56 points, à 8.004,13 points. Lundi, l'indice vedette avait gagné 0,98% à 8.047,69 points.
"Les investisseurs réduisent leur prise de risque avant les élections de mi-mandat américaines, alors que les interrogations sur le rendement des investissements dans l'intelligence artificielle gagnent du terrain", résume John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion.
Lundi à New York, le Nasdaq, riche en valeurs technologiques, a perdu 1,07%, plombé par les fabricants de puces. Après la clôture, Apple a annoncé un chiffre d'affaires trimestriel record mais prévu une marge brute rognée par la flambée du prix des puces mémoire.
A Paris, les valeurs technologiques étaient en première ligne: les fabricants de puces STMicroelectronics (-3,12 % à 41,87 euros) et Soitec (-2,94 %) reculaient dans le sillage de leurs homologues américains et asiatiques.
Les sociétés de services informatiques suivaient, avec Alten qui cédait 3,53%, Teleperformance 3,24 %, Sopra Steria 2,47 %, Capgemini 2,44 % et l'éditeur de logiciels Dassault Systèmes 2,34 %.
"Aujourd'hui, les marchés vont se tourner vers les élections de mi-mandat aux Etats-Unis", notent les analystes de Natixis.
"La contestation des élections ou le retard de validation de celles-ci est l'un des risques majeurs à très court terme pour les marchés", prévient Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche de LBP AM.
Les premiers bureaux de vote ouvrent à 11H00 GMT sur la côte est des Etats-Unis et les premiers résultats sont attendus dans la nuit.
Le pétrole repartait à la hausse, le Brent prenant 2,05 % à 106,92 dollars vers 10H00, après avoir chuté de plus de 7 % lundi.
Le taux d'emprunt de la France à dix ans remontait à 4,94 %, contre 4,90 % lundi, et celui de l'Allemagne à 3,31 %, contre 3,29 %. L'écart entre les deux mesure la méfiance des investisseurs envers la dette française.
Alstom poursuit sa chute
Alstom accusait la plus forte baisse du SBF 120 (-8,86 % à 10,65 euros), au lendemain d'un plongeon de 26,09 % provoqué par l'effondrement de sa prévision de marge pour l'exercice 2026-2027.
ArcelorMittal reculait de 3,68 % à 53,46 euros et Sartorius Stedim Biotech de 3,21 % à 217 euros.
bioMérieux en tête
À l'inverse, BioMérieux prenait la tête du SBF 120 (+3,54 % à 93,60 euros). Le spécialiste du diagnostic a publié un chiffre d'affaires de 1,04 milliard d'euros au troisième trimestre, en hausse de 8,1 % à taux de change et périmètre constants, et a confirmé ses objectifs annuels.
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