L’incertitude persiste malgré l’accalmie
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,19% à 8 041,81 points dans un volume moyen de 3.943 MD€.
Le marché parisien est resté sous pression malgré la décision des pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de puiser massivement dans leurs réserves stratégiques. L’impact de cette mesure sur les prix du pétrole demeure toutefois incertain en raison du blocage persistant du trafic dans le détroit d’Ormuz, l’un des corridors maritimes les plus stratégiques au monde pour le commerce de l’énergie.
La tendance reste ainsi perturbée après que plusieurs navires ont été touchés par des frappes attribuées à l’armée iranienne dans le détroit d’Ormuz et le golfe Persique. Dans cette zone clé pour les exportations d’énergie et de nombreuses marchandises, le trafic maritime est désormais fortement perturbé au douzième jour du conflit.
Pour tenter de contenir la flambée des prix, les 32 pays membres de l’AIE ont décidé à l’unanimité de mettre à disposition du marché 400 millions de barils de pétrole issus de leurs réserves d’urgence.
Si cette initiative constitue la plus importante jamais envisagée par l’agence — 182 millions de barils avaient été libérés en 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie — de nombreux investisseurs estiment toutefois qu’il ne s’agit que d’une solution temporaire face aux tensions persistantes sur le marché pétrolier.
Sur le future Mars :
Les résistances sont : 8055 et 8077 puis 8131 et 8170 puis 8192 et 8241 puis 8274 et 8325 puis 8415 et 8551 puis 8632 et 8810 voire 8910
Les supports sont : 8019 voire 7991,5, 7873 voire 7853 puis 7831, 7740,5 puis 7615,5.
En intraday, le biais est haussier au-dessus de 7 916 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h) montre des signes de fébrilité. La fermeture partielle du gap haussier ouvert la veille suggère que l’impulsion enregistrée le 10 mars n’a pas suffi à installer une dynamique suffisamment solide. L’indice n’est notamment pas parvenu à réintégrer le canal haussier de long terme, nettement enfoncé le 5 mars.
Or, ce retour à l’intérieur de ce canal aurait constitué une étape importante, susceptible de signaler une réelle amélioration de la tendance. Pour l’heure, la situation apparaît simplement moins dégradée qu’au cours des séances précédentes.
Dans ces conditions, le mouvement actuel doit encore être considéré comme un simple rebond technique. Il ne pourra réellement gagner en crédibilité que si cette première étape, à savoir la réintégration du canal haussier de long terme, est effectivement franchie.
Du côté des indicateurs, les histogrammes du MACD tentent toujours de se redresser, tout en restant dans la partie basse de leur zone d’évolution. Le RSI est sorti de la zone de survente et cherche également à se reprendre. Les volumes demeurent soutenus, même s’ils restent légèrement inférieurs à ceux observés la semaine dernière.
A l’inverse, un repli sous la partie centrale de la grande bougie haussière du 9 mars, appelée marubozu en chandeliers japonais, située à 7 948,50 points, fragiliserait le rebond technique en cours. Ce signal serait d’autant plus préoccupant si le mouvement se prolongeait sous le seuil des 7 900 points en clôture.
Tant que ce niveau reste préservé en clôture hebdomadaire, le biais haussier à moyen terme devrait néanmoins demeurer intact.
Pour conclure, la phase de correction a été enrayée par le discours rassurant de Donald Trump, permettant au CAC 40 d’amorcer un rebond. Celui-ci devra toutefois être confirmé par la réintégration du canal haussier de long terme, première étape d’une reprise qui pourrait rester délicate compte tenu du manque de visibilité lié au conflit en Iran. Dans ce contexte, nous privilégions un renforcement progressif des portefeuilles Dynamique et Investisseur à mesure que le rebond se confirmera, tout en restant prêts à les alléger si nécessaire en fonction des signaux techniques du marché.
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