Une zone clé sous tension
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 2,03% à 7807,87 points dans un volume de 6,646 MD€.
Le marché parisien a nettement décroché, pénalisé par la flambée des prix de l’énergie et par les propos prudents de Jerome Powell sur les perspectives de baisse des taux d’intérêt.
Si la Réserve fédérale a maintenu le statu quo, la perspective d’un assouplissement monétaire cette année apparaît désormais plus incertaine dans un contexte géopolitique toujours tendu.
En Europe, la BCE a également opté pour l’attentisme, en maintenant ses taux tout en soulignant des risques haussiers pour l’inflation et baissiers pour la croissance. Elle anticipe une inflation de 2,6% en 2026, puis proche de 2% par la suite, et une croissance de 0,9% en 2026, puis 1,3% et 1,4% les années suivantes.
Dans cet environnement particulièrement incertain, le marché de l’énergie reste sous tension. Le Brent s’est stabilisé autour de 112 dollars le baril, après un plus haut en séance à 119,40 dollars. Dans le même temps, les prix du gaz en Europe ont fortement progressé : la référence TTF à Amsterdam a atteint 74 euros le mégawattheure, soit une hausse pouvant atteindre 35% en séance, avant de se replier autour de 14%.
L’émirat représente environ 20% de l’offre mondiale de GNL. En cas de destruction des installations, la production pourrait rester durablement perturbée, même en cas de cessez-le-feu.
Sur le future mars
Les résistances sont : 7832 et 7893 voire 7944 et 7990 voire 8048 puis 8077 et 8099,5 voire 8117 puis 8135 et 8141,5 voire 8149,5 puis 8171 et 8249,5 voire 8264,5 puis 8297,5 et 8326 voire 8353,5 puis 8374,5 et 8430,5 voire 8563 puis 8688,5 et 8812 voire 8916 puis 9030 et 9338.
Les supports sont : 7764 puis 7740,5 et 7615,5 voire 7574 puis 7466,5 et 7330 voire 7164.
En intraday, le biais est baissier sous 7922 points.
Graphiquement, le Future CAC 40 (cf. graphique en données 14 heures) reste sous pression. Après une tentative de rebond, l’indice a repris sa phase de correction, avec une ouverture en gap baissier entre 7 944,34 et 7 887,95 points. Cette détérioration s’inscrit dans un contexte de nouvelles tensions sur les prix du pétrole.
L’indice a ainsi accéléré son repli vers les niveaux récemment testés. Le premier support, situé à 7 831 points, a été enfoncé, tandis que le second, correspondant au point bas du 9 mars à 7 764 points, a servi de point d’appui pour initier un rebond technique.
La préservation de ce dernier seuil en clôture apparaît désormais essentielle. En cas de rupture nette, la phase de correction amorcée le 2 mars pourrait reprendre de plus belle, dans le sillage de l’escalade géopolitique entre Israël, les États-Unis et l’Iran.
Dans ce scénario, le mouvement baissier pourrait se prolonger en direction de la cible issue du canal haussier de long terme, située autour de 7 600 points, avec une extension possible vers la zone de support comprise entre 7 574 et 7 466 points.
Du côté des indicateurs, les histogrammes du MACD, qui amorçaient un rebond, se sont de nouveau repliés en partie basse de leur zone d’évolution. Le RSI évolue désormais en zone de survente, tandis que les volumes repartent à la hausse, signe d’un regain de pression vendeuse.
À contrario, pour espérer une amélioration et redonner l’avantage aux acheteurs, il sera impératif de combler le gap du jour au-dessus de 7 944,34 points, première étape vers un éventuel éclaircie. L’indice devra ensuite franchir le dernier point haut inscrit le 18 mars à 8 068 points.
Si ces seuils étaient dépassés, l’enjeu principal resterait la réintégration du canal haussier de long terme, dont la borne basse se situe actuellement autour de 8 170 points. Ce retour validerait un rebond plus solide et engagerait un véritable processus de reprise, avec encore deux obstacles majeurs : les gaps baissiers des 2 et 3 mars.
Pour conclure, l’accélération baissière du jour a entraîné le déclenchement de nombreux stops de protection, un outil essentiel pour préserver les portefeuilles. À ce stade, le manque de visibilité ne nous incite pas à renforcer nos positions, et l’hypothèse d’une dégradation supplémentaire n’est pas encore validée. Dans ce contexte, nous restons en attente de signaux plus clairs, dans un sens comme dans l’autre, afin d’adapter notre stratégie en conséquence.
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