CAC40 : Rupture du canal haussier de long terme…
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 3,46% à 8 103,84 points dans un volume conséquent de 6.705 MD€.
La Bourse de Paris prolonge son repli, pénalisée par l’aggravation des tensions au Moyen-Orient. Donald Trump a affirmé que l’offensive américaine, déjà en cours, pourrait s’étendre sur plusieurs semaines, se disant déterminé à aller « aussi loin que nécessaire » pour protéger les intérêts des États-Unis. En réaction, Téhéran a accentué ses opérations dans la région du Golfe, visant notamment des intérêts américains, dont l’ambassade à Riyad. À Paris, Emmanuel Macron a profité d’une allocution consacrée à la doctrine nucléaire pour annoncer un renforcement inédit des capacités stratégiques françaises, ainsi que la fin de la transparence sur les niveaux de stocks de missiles. Le chef de l’État a également évoqué la mise en place d’une « dissuasion avancée » avec les partenaires européens, envisageant le déploiement de moyens nucléaires français en Europe, tout en maintenant le contrôle exclusif de la décision d’engagement. À Paris, une seule composante du CAC 40 parvient à tirer son épingle du jeu : Capgemini a clôturé en hausse de 2,84% à 106,8. Jefferies a toutefois revu son objectif de cours à la baisse, le ramenant de 145 à 115 euros, tout en maintenant sa recommandation à « conserver ». À l’opposé, ArcelorMittal signe la plus forte baisse de l’indice, reculant de 7,63% à 50,38 s’installe en lanterne rouge du CAC 40.
Sur le future Mars :
Les résistances sont : 8551 puis 8632 et 8810 voir 8910
Les supports sont : 8430,5 puis 8373,5 voire 8355 et 8338 puis 8326 voire 8279,5 et 8212 puis 8191,5 voire 8139 puis 8131 et 8065 puis 8048 voire 8026 et 7991,5
En intraday, le biais est baissier sous de 8 198 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h) se retrouve dans une zone critique. La borne basse de son canal haussier de long terme menace d’être enfoncée, un signal qui, en cas de clôture sous ce seuil, constituerait une alerte technique majeure et confirmerait la mainmise des vendeurs sur la tendance. À plus court terme, les opérateurs scruteront la réaction de l’indice à l’approche des résistances intermédiaires de 8 065 et 8 026 points. Cette zone, ancien support entre le 20 janvier et le 2 février avant le redémarrage haussier, fait désormais office de seuil technique clé. À moyen terme, la rupture de la borne supérieure de l’ancien trading range, située à 7 991,5 points, au sein duquel l’indice évoluait précédemment, ouvrirait la voie à une accélération baissière. Un tel signal pourrait provoquer un repli rapide en direction de la zone de support comprise entre 7 580 et 7 474 points.
A l’inverse, une réintégration de l’indice en clôture au sein de son canal haussier de long terme constituerait un premier signal d’amélioration, susceptible de traduire un possible retournement en faveur des acheteurs. Cette configuration devrait toutefois être confirmée par trois clôtures consécutives au-dessus de la borne basse du canal. Seul le dépassement de l’ancien support, devenu résistance à 8 212 points, permettrait réellement à l’indice de retrouver un biais plus constructif. Dans ce mouvement de panique, le marché a laissé derrière lui deux gaps baissiers successifs, témoignant d’une pression vendeuse encore incomplètement absorbée. Le comblement du premier gap, situé entre 8 385,5 et 8 336 points, constituerait un signal de stabilisation, suggérant que le marché reprend progressivement la main et qu’un rebond plus durable pourrait s’installer.
Du coté des indicateurs, l’indice évolue au-dessus de sa moyenne mobile 20, 50 et 200, les histogrammes du MACD oscillent à la baisse en dessous de sa ligne de signal, le RSI est dans sa zone de « survente» tandis que les volumes sont en hausses par rapport à la séance de la veille.
Pour conclure, les conditions actuelles de marché nous ont permis de sécuriser des gains sur une large part de nos positions de couverture ainsi que sur nos stratégies spéculatives, tant indicielle que sur actions. À ce stade, le taux d’exposition s’établit à 29 % pour le portefeuille dynamique et à 54 % pour le portefeuille investisseur. Aux niveaux techniques actuels, nous entamons un réinvestissement progressif, fondé sur une sélection rigoureuse de valeurs. Une seconde phase de renforcement est envisagée autour des 7 750 points sur le CAC 40 cash.
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