Wall Street termine en hausse, surveille les développements géopolitiques
La Bourse de New York a terminé en hausse lundi, les investisseurs voulant croire à un potentiel accord entre Washington et Téhéran malgré le blocus américain des ports de l'Iran.
Après une ouverture en baisse, les indices vedettes de la place américaine se sont finalement retournés: le Dow Jones a gagné 0,63%, l'indice Nasdaq a progressé de 1,23% et l'indice élargi S&P 500, de 1,02%.
"Le marché parie sur le fait que Donald Trump parviendra à conclure un accord" avec Téhéran, remarque auprès de l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.
Le président américain a assuré lundi que les Iraniens "voudraient faire un accord, à tout prix", après l'échec des discussions au Pakistan pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Il a ajouté sur sa plateforme Truth Social que 34 navires ont franchi le détroit d'Ormuz dimanche, soit "de loin le nombre le plus élevé depuis le début de cette fermeture insensée" par l'Iran.
Un cinquième du pétrole mondial transite en temps normal par ce goulet stratégique, où Téhéran a instauré des droits de passage qui ont considérablement restreint le trafic maritime ces dernières semaines, en représailles aux attaques israélo-américaines.
Après être monté en séance jusqu'à 103,87 dollars, le prix du baril de Brent de la mer du Nord - référence internationale de brut - est finalement repassé sous le seuil des 100 dollars en clôture suite à ces déclarations.
La place américaine avait pourtant débuté la journée dans le rouge, alors que Donald Trump a menacé lundi de "destruction" tout "navire d'attaque rapide" iranien forçant le blocus des ports de l'Iran.
Dénonçant un acte "illégal" de "piraterie", l'Iran a averti qu'il s'en prendrait aux ports de ses voisins du Golfe si "la sécurité des ports de la République islamique (...) était menacée".
"La réaction du marché est finalement relativement modérée", observent les analystes de Briefing.com.
Sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts de l'Etat américain se détendait vers 20H15 GMT, évoluant autour de 4,30% contre 4,32% à la clôture vendredi.
Outre les développements géopolitiques, les investisseurs garderont aussi un oeil cette semaine sur les indicateurs américains, dont l'inflation côté producteurs (PPI) pour le mois de mars mardi.
Côté entreprises, la saison des résultats a démarré, avec les grandes banques en tête de file.
La banque d'affaires américaine Goldman Sachs a terminé en baisse (-1,89% à 890,63 dollars) malgré l'annonce lundi de résultats supérieurs aux attentes.
Le groupe bancaire a dégagé un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars (+18% sur un an), alors que le consensus des analystes prévoyait 5,08 milliards.
Les performances financières de JP Morgan (+1,14%), Wells Fargo (+1,41%) et Citigroup (+1,48%) sont attendues mardi.
"Les valeurs du secteur des logiciels connaissent un rebond spectaculaire (lundi) après leur récente baisse", notent aussi les analystes de Briefing.com.
Oracle s'est envolé de 12,71%, Crowdstrike a gagné 6,13% et Salesforce s'est octroyé 4,73%.
Depuis le début de l'année, le secteur a été largement chahuté par les craintes de voir l'intelligence artificielle mettre à mal son modèle économique. Certains grands noms du logiciel ont perdu en quelques mois 30% à 50% de leur capitalisation boursière.
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