Devises : Ormuz partiellement réouvert ? Le "$-Index" consolide de -0,6%
(Zonebourse.com) - Le Dollar consolide nettement après avoir affiché ses meilleurs niveaux depuis mi-mai 2025 (100,50) : les cambistes semblent accorder du crédit au scénario d'une réouverture conditionnelle du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz... si le pétrole transporté est payé en Yuan et non en Dollar !
Le "$-Index" rechute de -0,6% vers 99,77, l'Euro gagne symétriquement 0,9% vers 1,1520, la Livre 0,8% vers 1,333.
Le Yuan reste arrimé au billet vert (il est inchangé à 6,8955) et perd donc également 0,9% face à l'Euro... et -1,35% face au $-australien.
Le site MarineTraffic a en effet confirmé qu'un navire non-iranien, le pétrolier Aframax Karachi (Pakistanais), transportant du pétrole brut d'Abu Dhabi, avait traversé le passage, transpondeur activé, laissant supposer que certains chargements pourraient bénéficier d'un passage sécurisé négocié (l'Inde a obtenu la semaine dernière l'autorisation de faire circuler ses pétroliers).
Les prix du pétrole avaient flambé en Arabie Saoudite ce dimanche, après que Donald Trump ait annoncé le bombardement de l'île de Kharg, une minuscule bande de terre par laquelle transite la majeure partie des exportations de pétrole iraniennes
Téhéran a pour sa part assuré que si ses installations pétrolières (notamment de l'île de Kharg) venaient à être détruites, toutes celles des alliés des Etats-Unis dans le Golfe le seraient à leur tour.
Les experts de TP-ICAP considèrent que la volatilité des prix du baril de pétrole et du gaz devrait perdurer, que le blocage du détroit d'Ormuz pourrait encore durer et que les échanges de missiles se poursuivront".
L'Irak est déjà obligé de retreindre fortement l'extraction d'or noir, faute de capacités de stockage.
Le pétrole n'est pas le seul en cause dans une éventuelle résurgence de l'inflation : plus de 1 tiers des exportations d'engrais azotés (l'urée en granules est un sous produit du gaz) provient des pays du Golfe.
Une pénurie ferait flamber le prix des céréales et des prix alimentaires en général.
Dans un contexte où le géopolitique l'emporte heure par heure - au gré des rumeurs vraies ou fausses (surtout fausses depuis 15 jours) - la "macro" est reléguée au second plan.
Les cambistes ont ignoré la publication de l'indice "Empire State" : l'activité manufacturière a pratiquement stagné dans l'Etat de New York en mars et l'indice général des conditions économiques a chuté de sept points pour atteindre -0,2 (cet indice est traditionnellement volatil, un écart de 7 pts n'est pas très impressionnant).
Par ailleurs, après une augmentation de 0,7% en janvier par rapport au mois précédent (confirmée par rapport à l'estimation initiale), la production industrielle américaine s'est accrue de 0,2% en février, à comparer à une hausse de 0,1% attendue selon Jefferies... là encore, des écarts qui n'ont guère de chance d'infléchir le diagnostic de la FED dont la réunion de politique monétaire débute demain.
Personne n'attend rien de cette réunion, si ce n'est la confirmation que des signaux économiques plus faibles sont apparus (croissance revue à 0,7% au T4 contre 4,4% au T3, destructions d'emplois en février) mais le risque inflationniste vient de ressurgir de façon brutale, pour une durée indéterminée.
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source : AOF
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