Wall Street ouvre en baisse, s'inquiète d'une guerre prolongée
La Bourse de New York continue d'être sous pression jeudi face à la flambée des prix du pétrole, se montrant peu convaincue par le déblocage annoncé des réserves stratégiques pour atténuer les conséquences de la guerre au Moyen-Orient.
Vers 14H00 GMT, le Dow Jones perdait 0,98%, l'indice Nasdaq reculait de 1,15% et l'indice élargi S&P 500 cédait 0,91%.
"A l'heure actuelle, (...) aucune issue au conflit n'est en vue, et c'est bien là le problème pour les investisseurs", commente auprès de l'AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.
Les frappes visant les infrastructures maritimes se multiplient à Oman, en Arabie saoudite, au Koweït, en Irak, et dans le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
Et les prix de l'or noir continuent de tutoyer des sommets, le Brent - la référence mondiale du brut - repassant même temporairement jeudi au-delà du seuil symbolique des 100 dollars le baril.
Pour palier cette perturbation de l'approvisionnement et la hausse des cours des hydrocarbures, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont décidé "à l'unanimité" mercredi de libérer 400 millions de barils provenant de leurs réserves stratégiques.
"Le marché semble peu impressionné par cette annonce" qui "manque de détails", estime Marc Chandler, de Bannockburn Capital Markets.
"Que se passera-t-il lorsque ces réserves seront épuisées?", questionne aussi Adam Sarhan. "C'est ce scénario catastrophe qui inquiète les investisseurs."
D'autant que le président américain Donald Trump a affirmé jeudi qu'il est "beaucoup plus important" à ses yeux d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire que de se soucier des prix du pétrole.
Les acteurs du marché craignent ainsi qu'une hausse durable des cours de l'énergie se répercute largement sur les prix payés à la caisse par les ménages, repoussant par conséquent la baisse espérée des taux de la banque centrale américaine (Fed).
Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l'Etat américain se tendait. A dix ans, il évoluait autour de 4,24%, contre 4,23% à la clôture mercredi.
Avec les incertitudes géopolitiques, les données macroéconomiques "passent au second plan", note Adam Sarhan.
Le déficit commercial des Etats-Unis s'est réduit en janvier sur un mois, à 54,5 milliards de dollars.
En parallèle, les demandes d'inscription au chômage sont ressorties en deçà des attentes (à 213.000, contre 215.000 escompté).
Au tableau des valeurs, le secteur de l'énergie profitait encore une fois de la hausse des prix des hydrocarbures, à l'image des géants pétroliers Chevron (+0,98%), ExxonMobil (+0,27%), Marathon Petroleum (+1,48%) et ConocoPhillips (+1,30%).
A l'inverse, les compagnies aériennes continuaient de pâtir du conflit, comme American Airlines (-2,49%) et Delta (-2,38%).
La chaîne de boutiques d'équipement sportif Dick's Sporting Goods (-0,68% à 194,20 dollars) cédait du terrain. Le groupe a publié des performances trimestriels meilleurs qu'attendus, mais ses prévisions pour l'exercice en cours ont déçu les marchés.
L'éditeur de logiciels Adobe (-0,02% à 273,64 dollars) restait proche de l'équilibre en amont de la publication de ses résultats, prévue après la clôture de Wall Street.
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